Saison 1, le grand saut

Les Chroniques de Garance

Saison 1, le grand saut

À la recherche du nom parfait (et du sens qui va avec)

Les Chroniques de GaranceN° 1

Garance quitte l’hôpital et la Côte d’Azur… pour rentrer chez elle, en Bretagne

Garance, future décoratrice d'intérieur, quitte son poste à l'hôpital avec un carton dans les bras pour créer son entreprise de décoration. Dix ans de blouse au soleil de la Côte d'Azur. Et une boîte de chocolats pour l'équipe de nuit. Garance pense : « Cette fois, je me lance ! »
Déjeuner de famille en Bretagne : la famille demande à Garance le nom de son entreprise de décoration. Un mois plus tard, en Bretagne. Déjeuner de famille, entre le gigot et le fromage… « Et tu vas l'appeler comment, ton entreprise ? »
Garance demande à sa famille des idées de nom pour son entreprise de décoration. Erreur fatale. Garance : « Je ne sais pas encore… Vous avez des idées ? »

Au moment du fromage, chacun a son idée

Toute la famille propose en même temps des noms d'entreprise de décoration à Garance. Chacun a son idée : « Les Doigts de Fée ! », « Home Vibes. Ça fait pro. », « Déco'Garance, avec une apostrophe ! », « Aux Murmures des Murs. »
Garance relit les quatorze idées de noms d'entreprise griffonnées sur une serviette. Au départ : quatorze noms sur une serviette. Quatorze personnes ravies. Une seule perdue : moi.

À 21 h 30, un coup de fil d’Isatis ne va rien arranger

Isatis au téléphone propose un nom d'entreprise de décoration à Garance. Isatis : « J'ai trouvé ! USI. Unité de Soins Intérieurs. » Garance : « Isatis… Je ne vais pas mettre la réanimation sur mes cartes de visite ! »
Garance réfléchit la nuit au sens du nom de son entreprise de décoration. Demander à tout le monde, c'est demander à personne. Garance pense : « Alors, pourquoi ? »

La nuit porte conseil

Racine de garance, pigment rouge et nuanciers roses : l'origine du nom de l'entreprise de décoration de Garance. Garance pense : « Mon entreprise s'appellera Garance. » La garance est une plante. De sa racine, on tire le rouge. Adouci de lumière, il devient rose. Mon rose.
Garance, ravie, devant son ordinateur un dimanche soir. Garance : « Avec Canva, je fais mon logo en une soirée. Qu'est-ce qui pourrait mal tourner ? » Isatis, au téléphone : « Joli. Mais le jour où tu vends, tu vends aussi ton prénom ? »

Le logo gratuit (qui finit par coûter très cher)

Les Chroniques de GaranceN° 2

Dimanche soir, 21 h : un logo en trois clics

Garance, future décoratrice, crée le logo de son entreprise de décoration sur Canva un dimanche soir. Dimanche, 21 h. Un modèle, une petite fleur, une jolie police. Vingt minutes chrono. Garance pense : « Et on dit que c'est un métier… »
Chez l'imprimeur, Garance commande ses cartes de visite avec un logo à la police trop fine. Lundi, 9 h. L'enthousiasme passe à la caisse. L'imprimeur : « Vous êtes sûre pour la police ? Elle est très fine. » Garance : « C'est ça, le chic ! »
Garance admire ses cartes de visite de décoratrice avec son logo fait sur Canva. Lundi, 11 h 30. Garance pense : « Garance, décoratrice. Ça a de l'allure, non ? »

Le week-end suivant, au salon de l’habitat de Saint-Brieuc

Au salon de l'habitat de Saint-Brieuc, Garance découvre le même logo Canva sur le stand voisin. Le week-end suivant, au salon de l'habitat de Saint-Brieuc. Garance : « Elle a… MON logo ?! » La voisine de stand : « Joli, hein ? Un modèle Canva. Il est partout ! »
Une visiteuse du salon prend Garance pour une fleuriste à cause de son logo. Samedi matin. Le logo parle aux visiteurs… mais pas pour dire ce qu'il faut. Claire : « Oh, une fleuriste ! Vous faites les bouquets de mariage ? » Garance : « Euh… non. Je suis décoratrice d'intérieurs. »

Le soir, appel d’urgence à Isatis

Isatis au téléphone propose à Garance un logo à cinquante euros fait par son neveu. Le soir, appel d'urgence à Isatis. Isatis : « Pas de panique. Mon neveu fait des logos sur son téléphone. Cinquante euros ! » Garance : « Isatis… C'est exactement comme ça que j'en suis arrivée là. »
Garance, à minuit, devant ses 500 cartes de visite et son magnet avec un logo qui n'est pas exclusif. Samedi, minuit. 500 cartes, un magnet, et un logo qui appartient à tout le monde. Garance pense : « Alors, c'est quoi, un vrai logo ? »

Un logo, ça ne se dessine pas d’abord. Ça se raconte.

Garance construit le tableau d'inspiration de son logo : racine de garance, nuanciers roses, granit et mer. Dimanche, 8 h. Avant de dessiner, écrire : qui je suis, pour qui, et pourquoi. Garance pense : « Mon logo doit raconter ma racine. Pas la fleur de tout le monde. »
Garance chez Claire, une collègue d'Isatis, pour un premier conseil amical en décoration. Quinze jours plus tard, chez Claire, une collègue d'Isatis. Claire : « Regardez, j'ai déjà demandé à ChatGPT ! » Garance : « Ah. Formidable… »

Décorateur à l’heure de l’IA (est-ce que ça vaut encore le coup ?)

Les Chroniques de GaranceN° 3

Mardi matin, chez Claire

Dans le couloir de sa maison, Claire montre à Garance son couloir repeint en Sage Green par ChatGPT : « Regardez, j’ai déjà demandé à ChatGPT ! Mon couloir en Sage Green. Sublime, non ? » Dans un rond, l’image de ChatGPT : plein soleil, tapis blanc.
Garance seule dans le vrai couloir de Claire, sombre et sans fenêtre. Elle pense : « Sur l’écran, plein soleil… En vrai, une grotte ! » Dans le couloir, pas une seule fenêtre.
Ruby, le setter roux, et Biscuit, le Yorkshire, les deux chiens de Claire, déboulent dans le couloir les pattes pleines de boue. Deux toutous, beaucoup de poils… et zéro respect pour les tapis blancs. Garance : « Et le tapis… vos chiens l’ont validé ? » Marc : « Ils valident tout ce qui se mange. »

Le soir même

21 h, à Erquy. Garance, sur son canapé, lit un SMS de sa mère : « Isatis m’a montré pour faire sa déco gratuitement. Tu es sûre de toi ? » Elle pense : « Elles se sont donné le mot ? »
Isatis montre sur sa tablette des cuisines générées par l’IA : « Moi, je lui écris juste “fais-moi une jolie cuisine”, et hop : trois cuisines ! Toi, tu en fais combien en trente secondes ? » Garance, en médaillon, répond : « Une seule. La bonne. »

Le lendemain

Le lendemain, dans sa voiture, Garance dicte ses notes de visite avant même de démarrer : « Couloir sans lumière du jour, deux chiens : tout ce que l’image de l’IA n’a pas pris en compte. Claire veut du “cottage”… à vérifier. »
Garance relit son cahier des charges mis en page, à la table de sa cuisine. Elle pense : « La machine met mes notes au propre. Le regard, c’est moi. »

Quinze jours plus tard, chez Claire

Chez Claire, Garance présente deux planches d’ambiance, Cottage et Shabby : « Quand vous dites cottage, c’est plutôt celui-ci… ou celui-là ? » Claire : « Ah ! En fait, moi, c’est celui-là ! »
Claire serre la main de Garance : « Le jour où vous êtes installée, je suis votre première cliente ! » Marc, Biscuit dans les bras : « Et les chiens aussi. » La même longueur d’onde.

J’ai du goût, tout le monde me le dit (est-ce que ça suffit ?)

Les Chroniques de GaranceN° 4

Dimanche midi, chez Garance

Marie-Françoise, la maman de Garance, arrive chez sa fille à Erquy, élégante en manteau marine et foulard. Étiquette : « Marie-Françoise, la maman de Garance. Elle s’inquiète pour tout. Surtout pour sa fille. » Elle dit : « Oh, c’est joli chez toi ! Pour une location… »
Rose, la golden retriever de Garance, couchée sous la table, les yeux rivés sur la blanquette
À table devant une blanquette fumante, Garance dit à sa mère : « Tout le monde me dit que j’ai du goût, Maman ! » Marie-Françoise répond : « Tu as toujours eu du goût, ma chérie… mais de là à en faire un métier. »

Le soir même

Le soir, assise sur le tapis de son salon face à la mer et au phare, Garance tient une planche d’ambiance de cuisine avec un parquet en chevrons au sol et au mur. Rose dort à côté d’elle. Elle pense : « Du goût, j’en ai. Je vais le prouver. »

Le samedi suivant, chez Claire

Chez Claire, Garance présente sa planche d’ambiance. Claire s’exclame : « Oh, c’est magnifique ! »
Marc, le compagnon de Claire, regarde la planche avec Ruby et Biscuit : « Joli. Mais c’est le même parquet, au sol et au mur ? Ça existe, ça ? » puis « Et l’évier dans l’îlot… l’eau, elle arrive par où ? » Dans un rond, Garance pense : « … Aucune idée. »

Le lendemain matin

Le lendemain matin, Garance à sa table avec un café, son carnet et son ordinateur, Rose à ses pieds. Étiquette : « Un parquet au mur, un évier au milieu de l’îlot… Sur le papier, tout tient. » Elle dit : « J’ai du goût. Il me manque le métier. Il faut que je me forme. »
Garance envoie un SMS à sa mère : « Maman, tu avais un peu raison. Je vais me former. » Marie-Françoise répond : « Enfin une idée raisonnable ! Tu veux ma recette de blanquette ? »

Décorateur, architecte d’intérieur, home stager (je suis quoi, moi ?)

Les Chroniques de GaranceN° 5

Un soir, chez Garance

Le soir, sur son canapé avec Rose endormie à ses pieds, Garance remplit en ligne sa première démarche pour s’installer. La liste « Votre activité » propose : décorateur d’intérieur, architecte d’intérieur, home stager, conseiller déco, autre. Elle pense : « Je suis quoi, moi ? »

Samedi, apéro chez Isatis

À l’apéritif chez Isatis, à Pléneuf-Val-André, Isatis présente Garance à un voisin : « Je vous présente Garance, mon architecte d’intérieur ! » Garance répond : « Euh… pas tout à fait. »
Edgar, le chat Sacré de Birmanie d’Isatis, couché sur le fauteuil bleu, l’air de trouver la situation très drôle
Le voisin se tourne vers Garance, enthousiaste : « Parfait ! Vous allez me dessiner les plans de mon extension, alors ? » Garance garde un sourire figé.

Dimanche

Chez elle à Dinard, Marie-Françoise, la maman de Garance, au téléphone, télécommande à la main : « Home stager ? C’est ceux qu’on voit à la télé, qui vendent les maisons ? »
Le soir, à la table de sa cuisine, Garance trace un tableau dans son carnet, Rose la tête posée sur la table. Étiquette : « Quatre métiers, quatre colonnes. Et enfin, une réponse. »

Un peu plus tard

Dans son salon, Garance montre fièrement sa carte « Garance, décoratrice d’intérieur », Rose contre elle : « Décoratrice d’intérieur. Et cette fois, je sais pourquoi ! »

Faut-il un diplôme pour être décorateur d’intérieur ?

Les Chroniques de GaranceN° 6

Un soir, chez Garance

Le soir, assise par terre contre son canapé, Rose contre elle, Garance regarde des brochures d’écoles de décoration. Elle pense : « Cinq ans d’études ? J’en ai trente-deux… » Dans un rond, sa mère Marie-Françoise au téléphone : « Sans diplôme, qui va te faire confiance, ma chérie ? »

Samedi chez Claire, dimanche au café

Chez Claire, Garance a étalé ses nuanciers. Marc, bras croisés, lui demande : « Et vous avez fait quelle école ? » Garance pense : « L’école de la vie, ça compte ? »
Au café, Isatis montre des photos d’intérieurs sur son téléphone : « Moi, je ne demande jamais le diplôme. Je regarde les photos. »

Dimanche après-midi

Garance photographie son propre salon avec son téléphone, Rose prend la pose sur le canapé : « Souris, Rose ! » Étiquette : « Première réalisation : son propre salon. »

Le soir même

À la table de sa cuisine, Garance ouvre un classeur avec la photo de son salon, Rose à côté d’elle : « Mon premier diplôme, c’est ça. »

Quelle formation choisir pour devenir décorateur d’intérieur ?

Les Chroniques de GaranceN° 7

Un soir, chez Garance

Garance a décidé de se former. Reste à choisir, et les publicités de formations de décoration pleuvent sur son ordinateur. Elle pense : « Décorateur en dix heures ? Il m’en faut plus pour choisir un canapé ! » Au téléphone, Isatis a son avis : « Pourquoi payer ? Il y a plein de tutos gratuits ! »
Isatis au téléphone, écharpe jaune moutarde, sûre d’elle : « Pourquoi payer ? Il y a plein de tutos gratuits ! »
Au téléphone, Isatis a son avis : « Pourquoi payer ? Il y a plein de tutos gratuits ! »

Le lendemain

Sa mère, Marie-Françoise, ne pense qu’au prix. Au téléphone, une tasse de thé à la main, elle demande : « Une formation ? Et c’est remboursé, au moins ? »
À la crêperie, Claire, la collègue d’Isatis, raconte à Garance : « Ma cousine a fait une formation tout en 3D. Des dessins superbes… mais pas un seul client en deux ans ! » Garance pense : « Savoir dessiner ne suffit donc pas. »
Garance pense : « Savoir dessiner ne suffit donc pas. »

Le soir, puis le surlendemain

Ce soir-là, Garance rêve qu’elle est au bord d’une piscine, en maillot rétro, un livre sur la natation à la main, et Rose avec une bouée. Elle pense : « J’ai lu tout le livre sur la natation. Et maintenant, je saute ? »
Garance note dans son carnet les vraies questions à poser avant de signer : qui forme, la pratique, la vente, le chantier, le financement.
Garance appelle un organisme de formation pour un entretien. Elle demande : « Et vos formateurs, ils vivent du métier ? » On lui répond : « Oui, tous. Ils travaillent sur des chantiers chaque semaine. » Garance : « Parfait ! »

Le soir même

Pratique, vente, chantier, formateurs du métier, financement : Garance coche la dernière case de sa liste. « Celle-là, elle coche tout. »

Comment financer sa formation de décorateur d’intérieur ?

Les Chroniques de GaranceN° 8

Un dimanche à Dinard, chez sa mère

Dinard. Garance remplit son dossier de financement de formation sur la table de la cuisine de sa mère, aux murs jaunes. Marie-Françoise lui lance : « Laisse tes papiers, ma cuisine a besoin de toi ! »
Marie-Françoise : « Laisse tes papiers, ma cuisine a besoin de toi ! »
Garance, perplexe devant ses formulaires, pense : « CPF, OPCO, FAF… on dirait des noms de robots. »
Marie-Françoise regarde sa vieille cuisine : « Elle est pratique… mais elle n’a aucune allure. »

Le téléphone sonne

Au téléphone, Léa, l’ancienne collègue de Garance à l’hôpital : « Je me forme à la déco en gardant mon poste. Et c’est l’ANFH qui paie ! »
Garance, au téléphone, soupire : « Moi qui ai tout quitté… »

Le plan B de Garance

Garance a tout quitté : elle pensait se mettre à son compte, puis se former. Elle réfléchit : « Le FAF, le fonds des indépendants, finance la formation… à condition d’avoir déjà cotisé. Et moi, je pars de zéro ! »
Garance décroche un poste de secrétaire de direction dans une entreprise de peinture et décoration de Bretagne. Elle pense : « J’aide l’entreprise à s’organiser, et elle m’apprend les bases du terrain. Gagnant-gagnant ! »
Garance pense : « J’aide l’entreprise à s’organiser, et elle m’apprend les bases du terrain. Gagnant-gagnant ! »

Retour dans la cuisine

Pendant ce temps, la cuisine attend sa couleur. Garance montre un échantillon de vert grisé à sa mère : « Un vert grisé, tout en douceur. » Marie-Françoise : « Attention, je ne veux pas que ça fasse trop vert ! »
Marie-Françoise : « Attention, je ne veux pas que ça fasse trop vert ! »

Dans la tête de Garance

La cuisine imaginée par Garance : laque mate vert grisé Putti de Little Greene, moulures, hotte jusqu’au plafond, grand îlot, piano de cuisson noir avec crédence noire, et papier peint Poppy Trail.

Avant de partir

Marie-Françoise demande : « Et ta formation, elle est remboursée, au moins ? » Garance sourit : « Mieux que ça, maman : elle peut être financée ! » Prochain numéro : premier jour dans l’entreprise.
Garance : « Mieux que ça, maman : elle peut être financée ! » Prochain numéro : premier jour dans l’entreprise.

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